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Je suis une petite De Wolf dans la région de Coaticook

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Dans le cadre de la campagne de sensibilisation sur l’intégration des immigrants dans la région de Coaticook, en collaboration avec la Société d’aide au développement de la collectivité (SADC) de Coaticook, différentes personnes, ayant choisi la région comme milieu de vie, ont été interrogées sur leur intégration. Apprenez en plus sur le parcours de Chloé De Wolf originaire de la Belgiquee et maintenant directeur-conservateur du Musée Beaulne, ici à Coaticook!  

L’art dans sa nature

Née à Bruxelles, Chloé De Wolf grandit entourée de la verdure de Watermael-Boistfort et bercée par les fins de semaine à la mer du Nord, des lieux paisibles qui l’inspirent et la nourrissent. Le contact constant avec les éléments façonne sa curiosité et l’oriente naturellement vers les arts et l’architecture. Dans un atelier semblable au Centre d’arts Rozynski, elle étudiera la peinture, le dessin et la sculpture monumentale. Plus tard, elle passera à l’architecture et enfin à l’écopédagogie, une approche qui allie participation citoyenne, concertation et sensibilisation environnementale.

L’art dans l’architecture

Durant ses études, elle rencontre un Québécois tout aussi passionné d’architecture, d’art et de nature, avec qui elle formera un couple — et la dyade artistique Marvayus. Dans une volonté commune d’« aérer le futur », ils créent en 2008 leur premier grand projet : L’Oiseausphère. Il s’agit d’une sculpture plus grande qu’une maison, rassemblant des centaines de vêtements blancs pour former un pavillon de cinéma sur draps volants, à deux pas du rocher Percé. Ce projet de haute voltige, qui leur vaudra une bourse pour artistes de la relève, le prix Aménagement des Arts et la ville et le soutien du Cirque du Soleil, réunit tout ce qui anime Chloé : le rêve, le vivre ensemble et la mise en relation de la communauté avec la beauté et la magie de la nature, à travers l’art et la poésie.

Inventive et déterminée

Dans la tête de Chloé, les idées foisonnent : sculptures sur feuilles d’arbres, scénographies de théâtre, œuvres de land art. Vous connaissez les Communobacs? Ces jardinières publiques installées à Coaticook en 2014, c’est son concept! Bien que ses travaux et diplômes cumulés en Belgique ne soient pas reconnus ici, Chloé trouve qu’une des grandes qualités du Québec est de pouvoir être entrepreneur, porter plusieurs casquettes et se réinventer.

Du tourisme insolite

Cinq ans après L’Oiseausphère, Chloé et son partenaire acquièrent une propriété boisée de neuf acres à Coaticook, qui deviendra en 2017 l’Auberge du changement d’ère. Prémices de l’écoquartier dont ils rêvent, ce lieu d’hébergement atypique composé de yourtes accueillantes marie éléments naturels et architecture futuriste. « L’Auberge nous permet de voyager en restant sur place! C’est un lieu de rencontre avec le monde entier », se réjouit Chloé. Beaucoup de touristes européens choisissent l’Auberge pour son architecture inusitée. Ce lieu d’exception diversifie l’offre touristique de la région et attire encore plus de visiteurs.

Une intégration à visage humain

Pour s’immerger dans la vie coaticookoise, Chloé a fréquenté le Cercle de Fermières et le Centre d’action bénévole, mais c’est en côtoyant d’autres mères et leurs enfants « pour parler de choses qui sont vraies pour tout le monde » qu’elle a pu créer de solides liens d’humain à humain.