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Je suis Olivier Girondier de France et je m’implique dans le sport comme un p’tit Bélanger

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Olivier Girondier

Dans le cadre de la campagne de sensibilisation sur l’intégration des immigrants dans la région de Coaticook, en collaboration avec la Société d’aide au développement de la collectivité (SADC) de Coaticook, différentes personnes, ayant choisi la région comme milieu de vie, ont développé des liens d’amitié avec les locaux.  Découvrez l’histoire d’Olivier Girondier.

Ligne de départ

Olivier Girondier grandit à Bergerac, ville vinicole du sud-ouest de la France. Dès le secondaire, il souhaite devenir professeur d’éducation physique, mais devra se diriger vers les sciences à l’université. Son objectif initial l’habitant toujours, il choisira de partir pour Trois-Rivières pour y passer son baccalauréat en éducation physique, avant de poursuivre à la maîtrise à Sherbrooke.

Propulsion

À son arrivée au Québec, il lui faut quelque temps pour s’adapter à la culture québécoise. « La langue a beau être le français, j’ai dû me familiariser avec les expressions d’ici », nuance-t-il. Olivier s’investit ensuite de plus en plus activement dans la vie universitaire, notamment pour le journal étudiant et dans l’Association des étudiantes et étudiants en éducation physique. Sur le plan professionnel, il présidera l’Association des éducateurs et éducatrices physiques de l’Estrie, sera animateur pour les Débrouillards dans les camps de jour et même chargé de cours.

Épreuve sur route

Après ses études, il accepte un emploi à la Baie-James pour enseigner l’éducation physique à de jeunes Cris. L’éloignement et l’intégration à une nouvelle culture amènent leur lot de difficultés, d’autant plus qu’il doit faire preuve d’adaptation à plusieurs égards. « J’enseignais à des groupes francophones et anglophones, de 3e année du primaire jusqu’en 5e secondaire. Même dans les cours en français, je devais souvent m’adresser aux enfants en anglais, puisqu’ils parlent surtout le cri et l’anglais au primaire. » Par ailleurs, l’assiduité n’est pas assurée. « Les groupes pouvaient compter de 0 à 10 élèves! », se rappelle Olivier, qui a dû déployer beaucoup d’imagination et d’énergie pour attirer les jeunes et gagner leur confiance.

Changement de tactique

À son retour, il obtient un poste de professeur d’éducation physique et de sciences au Collège François-Delaplace. Peu après la naissance de ses enfants, il cesse l’enseignement, mais n’est pas moins actif pour autant : coordonnateur adjoint au Service d’animation estivale à Coaticook, puis coordonnateur en chef l’été suivant, animateur scientifique pour les Débrouillards et coordonnateur de la Maison des jeunes de Waterville pendant trois ans. Il animera aussi des activités sportives gratuites pour enfants au Centre communautaire de Waterville, assistera l’entraîneur au Club de judo de Johnville pendant cinq ans et coentraînera en 2018 une équipe de soccer à Coaticook.

Depuis 2014, Olivier est coordonnateur des ressources bénévoles et des communications au Centre d’action bénévole de la MRC de Coaticook, où son humanité, son dynamisme et ses multiples compétences sont mis à profit.

Esprit d’équipe

Olivier déplore la méfiance à l’égard des nouveaux arrivants. « Un immigrant laisse derrière lui son pays, sa famille, ses amis, sa culture dans l’espoir d’obtenir une vie meilleure, pas pour détruire sa société d’accueil! Je ne comprends pas du tout que certains Québécois se méfient des gens d’une autre culture ou d’une autre religion. Il faut leur laisser leur chance! »

Voir la vidéo: https://www.facebook.com/sadc.regioncoaticook/videos/333461657445005